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Monte-escalier : ce qu’il faut mesurer avant de demander un devis

La première question que pose un installateur de monte-escalier porte en général sur la forme de l’escalier : droit ou tournant ? De la réponse dépend presque tout le reste, le type de rail, le délai de fabrication et la possibilité même d’obtenir une estimation sérieuse sans visite. Viennent ensuite la largeur, la place disponible en haut et en bas, l’alimentation électrique, puis la personne qui utilisera l’appareil. Une demi-heure avec un mètre ruban avant le premier appel évite de recevoir des devis impossibles à comparer.

Droit, tournant ou avec palier : décrire la forme exacte

Un escalier droit monte d’un seul trait, sans changer de direction. C’est le cas le plus simple : le rail est un profilé rectiligne mis à la longueur. Dès que l’escalier tourne, même d’un quart de tour sur les trois dernières marches, il faut un rail cintré fabriqué sur mesure pour cet escalier précis. Le délai, la méthode de relevé et le budget changent alors complètement.

Entre les deux, l’escalier interrompu par un palier intermédiaire où l’on change de direction pose une question à part. Certains installateurs proposent un rail courbe continu, d’autres deux appareils droits avec un transfert sur le palier. La seconde solution suppose que l’utilisateur puisse se lever et faire quelques pas en sécurité, ce qui n’est pas toujours le cas. Prenez des photos depuis le bas, depuis le haut et depuis le palier : elles évitent bien des malentendus au téléphone.

Les mesures à relever sur l’escalier lui-même

Munissez-vous d’un mètre ruban rigide et notez, pour chaque volée :

  • le nombre de marches ;
  • la hauteur totale à franchir, du sol du bas au sol de l’étage ;
  • le reculement, c’est-à-dire la longueur de l’escalier mesurée au sol, du pied de la première marche au nez de la dernière ;
  • la largeur utile au point le plus étroit, entre le mur et la rampe ou la main courante ;
  • la hauteur et la profondeur d’une marche type, ainsi que le matériau : bois, béton, carrelage.

La largeur est la mesure qui inquiète le plus, souvent à tort. La plupart des rails se fixent sur les marches et non au mur, et le siège, le repose-pieds et les accoudoirs se replient quand l’appareil est à l’arrêt. La question est donc double : le siège replié laisse-t-il un passage suffisant aux autres occupants, et la personne assise aura-t-elle la place de ses genoux pendant la montée ? Les fiches techniques des fabricants indiquent en général une largeur minimale ; comparez-la à votre mesure la plus étroite, pas à une largeur moyenne.

Le haut et le bas comptent autant que les marches

En bas, le rail dépasse souvent la première marche pour que le siège s’arrête à une hauteur d’assise confortable. Ce débord peut gêner l’ouverture d’une porte, couper un couloir étroit ou créer un obstacle au pied de l’escalier. Mesurez l’espace libre devant la première marche et notez ce qui s’y trouve. Il existe des rails relevables ou coulissants qui libèrent le passage quand l’appareil est garé en haut ; encore faut-il signaler la contrainte pour qu’ils figurent au devis.

En haut, l’utilisateur doit pouvoir quitter le siège face au palier et non face au vide, d’où l’intérêt d’un siège pivotant et d’un palier assez profond pour se lever et faire un pas. Relevez cette profondeur, ainsi que tout ce qui encombre les abords : radiateur, interrupteur, porte qui s’ouvre vers l’escalier, fenêtre basse. Repérez enfin la prise électrique la plus proche du haut ou du bas de l’escalier. La plupart des monte-escaliers actuels fonctionnent sur batterie, rechargée quand le siège est garé à une extrémité : une simple prise à proximité suffit, mais elle doit exister.

La personne qui l’utilisera fait partie des mesures

Un monte-escalier se choisit aussi d’après son utilisateur. Le poids d’abord, puisque chaque modèle a une charge maximale. La taille ensuite : une personne grande dans un escalier étroit et raide peut manquer de place pour les genoux, ce qu’il faut signaler dès la première demande. La mobilité, enfin : peut-elle se transférer seule du siège au palier ? Manie-t-elle plus facilement une commande de la main droite ou de la main gauche ? Une personne qui plie difficilement les genoux sera souvent mieux installée sur un siège assis-debout.

Les gammes des fabricants suivent ces différences. La fiche consacrée aux monte-escaliers Handicare, par exemple, sépare les modèles pour escalier droit de ceux pour escalier courbe et présente, côté droit, un appareil pensé pour les escaliers étroits ou extérieurs et un autre conçu pour une charge supérieure à 200 kg. Ces repères aident à formuler la demande ; seule la visite technique dira quel modèle convient à votre escalier.

Une seule fiche, envoyée à chaque installateur

Une fois les mesures prises, rassemblez-les sur une page avec les photos, le poids et la taille de l’utilisateur, ses contraintes de mobilité et la liste des obstacles en haut et en bas. Envoyez exactement le même document à chaque entreprise consultée. Pour un escalier droit, certaines pourront chiffrer sur cette base ; pour un escalier tournant, la visite reste indispensable, car le rail cintré se fabrique d’après un relevé précis effectué sur place.

Pendant cette visite, demandez à l’installateur de vous montrer, sur l’escalier lui-même, où passera le rail, où le siège se garera en haut et en bas, et de quel côté se trouvera la commande. Ces trois détails se découvrent trop souvent le jour de la pose, alors qu’ils se règlent en cinq minutes au moment du devis.

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